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Christian TORRELL, professeur de yoga, diplômé de l'IFY

Christian Torrell
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 Marbois 09230 Contrazy
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Christine Marchyllie

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Christine Marchyllie enseigne depuis plus de 25 ans, est diplômée de l’Ecole Française de Yoga Midi Pyrénées, affiliée à la Fédération Nationale des Enseignants de Yoga (FNEY), et a suivi également une formation à la relation d’aide selon Carl Rogers.
Elle a réalisé son mémoire d’enseignante de Yoga sur le thème « Yoga et développement personnel ». Elle enseigne le Yoga à Toulouse et en Ariège, et reçoit également les
personnes qui souhaitent être aidées sur leur cheminement de conscience.

sa page personnelle:

http://www.le-fil-du-yoga-toulouse.com/cours-de-yoga-a-toulouse-avec-christine-marchyllie/

Partage

PRATIQUER PENDANT LA TEMPETE

J'ai mis beaucoup de temps à comprendre que le Yoga pouvait m'aider à franchir les obstacles. Il est vrai qu'à mes débuts, cela fait plus de 30 ans, je pratiquais pour être plus souple. je recherchais plutôt la performance que la rencontre avec moi même. Lorsque j'étais pris dans des émotions, le tumulte était trop grand pour que j'ai envie de me mettre sur le tapis et si je commençais une pratique, je la stoppais sous prétexte de non concentration. Je ne comprenais pas la relation qu'il pouvait y avoir entre travailler sur son corps et résoudre ses problèmes psychologiques.
Pourtant un jour, m'étant trouvé au « fond du trou », j'ai décidé de renoncer à comprendre et d'entamer une pratique quotidienne. En quelques mois, la durée de la pratique s'est allongée et surtout la confiance et la joie de vivre étaient revenues sans qu'il ait de changement notable dans mon environnement.
M'étant tourné aussi vers la psychothérapie, je sais aujourd'hui que pour résoudre ses problèmes, il est souhaitable de travailler à la fois sur une démarche consciente ( Svadhyaya : mieux se connaître) et une démarche inconsciente ( Tapas : la pratique dans l'acceptation de ce qui vient ) . Pour la démarche consciente, la pratique de la présence, de la concentration, de l'observation de soi représente un atout majeur. Pour la démarche inconsciente il est écrit que les perturbations mentales peuvent entre autres, êtres réduites par « une attention spéciale à l'expulsion et à la rétention du souffle » (YS 1.26) . Ce n'est pas très explicite mais ça marche !
Exemple vécu: tout récemment, je dois rencontrer une famille de mon village pour résoudre un problème très important pour moi. Au téléphone la maîtresse de maison me répond  «  je n'ai pas spécialement envie de te parler ». BOUM ! Mentalement, je minimise l’événement, j'analyse, aucune raison de culpabiliser,..... je me couche, je m'endors. A 5 heures du matin, réveil les yeux grands ouverts, la tête en ébullition. Je me lève, enfile ma tenue de yoga et fait une pratique de 1h  dans la tempête. J’essaie de rester vigilant en observant toutes les embardées mon mental, Je termine par une méditation de 30mn qui n'est guère plus paisible. Je descends, prends mon petit déjeuner, tout est calme, la vie est là, la nuit suivante est tranquille.
Dans  quelques temps j’irai revoir cette famille, quoiqu’il arrive ce jour là, je pense que mon sommeil ne devrait plus être perturbé la nuit suivante.

 

Christian Torrell

Article paru dans la Revue « Le courrier » de l’IFYMP de Mai 2014

La paix

 

Faire la paix pour réduire les tensions et devenir plus léger.

 

Faire la paix c’est :

  • d’abord bien voir et bien discerner ce qui est. On part trop souvent en guerre sur des hypothèses fausses. Bien voir c’est être attentif aux pièges de notre mental qui nous fait déformer la réalité de ce qui est. Être attentif ! vigilant à chaque seconde ! c’est ce que nous apprend la yoga.
  • c’est ensuite accepter ce qui est, l'accepter totalement, inconditionnellement ! accepter n’'est pas se résigner, c’est le contraire ! accepter est une attitude totalement active. Il n’y a que 3 façons de sortir d’une situation douloureuse, il n’y en a pas d’autres :
    • accepter totalement
    • travailler pour rendre la situation acceptable (pas tolérable mais acceptable totalement !)
    • détourner son chemin si cela est possible sinon accepter ! (ceux qui s'en sont sorti le mieux dans les camps de concentration sont ceux qui avaient décidés de faire avec l'inacceptable !)

Ces trois comportements n’ont rien à voir avec des comportements passifs, où l’on ne fait rien en s’agitant sans rien changer où l’on ne fait rien en se sur-adaptant pour faire plaisir, en faisant des choses qui ne nous conviennent pas, où l’on ne fait rien en se faisant violence, en entrant dans la maladie.

Faire la paix avec soi, c’est s’accepter. Une acceptation totale ! sans cette acceptation il ne peut pas y avoir d’amour de soi et pas d’amour des autres ! je suis ce que je suis.

S’accepter, c’est d’abord accepter son passé. Le passé est le passé ; nous avons fait ce que nous avions à faire au moment ou nous avions à le faire, avec ce que nous avions reçu ou  pas reçu. C’est fait, nous ne pouvons pas le changer ; regretter c’est se bloquer, rester tendu et se fermer à ce qu’il peut nous arriver de meilleur aujourd'hui. S’accepter c’est aussi se faire confiance, confiance dans notre capacité à bien mener notre vie sans vivre dans la peur d’un futur que nous ne connaissons pas de toutes façons.

Faire la paix avec les autres, c’est accepter la différence. C’est apprendre à bien  regarder, au delà des apparences. Voir que derrière les attitudes qui nous heurtent, il y a toujours  de la souffrance, la notre et la leur.

Faire la paix avec le monde. Là aussi c’est apprendre à bien apprécier ce que nous pouvons changer de ce que nous ne pouvons pas changer. Le monde est ce qu'il est. Tout bouge, tout est changement et nous ne pouvons pas rester crispé sur des problèmes insolubles. Là aussi nous devons apprendre à accepter ce que nous ne pouvons pas changer. L’accepter totalement.

Accepter c’est rentrer dans la paix, l’amour, la légèreté et la joie de vivre.

Christian Torrell